Fenêtre avec vue

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( Ceci est la dernière photo que j’aurais prise avec mon appareil photo. Celui-ci m’a été volé ainsi que mon sac et tout son contenu samedi après-midi. Outre les tracas liés à tout ce qu’il faut déclarer volé puis remplacer, il y a surtout la perte des objets à forte valeur sentimentale, dont ce petit carnet… )

Un geste.

Tout à coup quelque chose se débloque. En moi.

Geste naturel, sans préméditation mais si chargé de sens.

Je me savais ancrée en cet endroit, mais sans en bouger jusque là.

L’envie s’était tue, présente, mais non pressente.

Un geste chargé de souvenirs et de ce qui, jadis, était habitudes.

Un geste mille fois exécutés et qui, ce jour-là, s’est imprégné en moi, dans ma chair et sur ma peau. Malgré les vêtements. Malgré eux.

Ce geste qui en appelle d’autres qui ne viendront pas. Pas cette fois.

Ce geste si simple et que peut-être, sans m’en apercevoir, j’attendais.
Merci.

Be Careful, I Fight Back!

Fight

S’arracher au marasme et retourner au combat.
Le plan est en marche.
Je ne suis pas warrior pour rien.

Ils ne m’auront pas. Aucune de leurs paroles, et encore moins leurs absences, ne me mettrons à genoux.

C’est debout et fière que j’affronterais leurs regards et mes larmes ils ne les verront pas.

Wo ist das Meer?

D’aussi longtemps que je me souvienne, mes étés ont toujours vu la mer.
Cette année non. Et cela me manque.
Cela se voit aux photos que j’ai prise.

D’abord en Suisse.
Je ne me serais baigné que deux fois cette année, dont une fois dans ce lac immense.
BielerSee

Cette autre photo à l’ambiance marine a été prise à 2 362 mètre d’altitude. Une mer de nuage qui nous aura englouti quelques heures.
Niesen

Et puis il y a eu cette photo:
BleauPlage
Une ambiance de plage, un reste de vacances en ce dernier week end d’août. Et puis ce flou comme pris sous l’eau, ou plus précisément, avec cette impression de flou sur le monde quand les yeux sont encore plein d’eau.
Mais non aucune mer en vue. Seulement la forêt et les rochers de Fontainebleau.

Rien ne me rends aussi clairement et aussi simplement heureuse que la mer. J’ai mille souvenirs et mille sensations gravés en moi par la mer…
Je sais encore la sensation du vent sur ma peau, la vitesse dans mon corps et mes mains agrippées aux cordages. Quand pourrais-je de nouveau monter sur un bateau?

Cocon

Cocon

Cocon

Cocon

Cocon

Plus de place.

Même en cherchant bien.

Et pourtant…

Fin d’été. Besoin de douceur.

Une idée peut être pour le 3nov, mais qui fait peur. Être plus à nue encore