Ghosts

Fantôme

Fantôme

Les mêmes questions qui reviennent.

Il est parti. Le voile déchiré de cet après-midi-là résonne encore en moi. Et ça ne me plait pas.
Les impuissances sont là. A elle, je sais son chemin et sa solitude.
Sa bataille. Ma retraite.

Ma vie. L’échéance arrive.
Sa fragilité m’avait aidé à l’époque, sa distance de jeune homme me complique la tâche. Sentiment étranger sur lequel je ne veux pas me poser ces questions-là.
Chorégraphie difficile, je n’arrive pas à leur demander. Je n’ai pas peur de le toucher mais j’ai peur des les regarder.
Les doutes arrivent. La peur aussi. Mon air crane qu’ils ne voient pas. Leur jugements. Besoin et peur.

Les fantômes reviennent. M’ont-ils jamais quitté? Ils ont parfois changé un peu de forme. Ils vieillissent eux aussi.

Healing

C’est fou comme parfois on a du mal à se faire du bien.

J’en avais parlé un matin d’été dans un jardin, un lendemain de fête. Tu le sais pourtant que contre ton problème là, il « suffit de ».

Mais non… tu attends que « ça passe tout seul », tout en sachant que tu t’en voudra de pas l’avoir fait à temps.

écume

écume

La vie échappe un peu à ton contrôle. Tu veux faire des choses bien précises et tu te retrouve à courir après le temps. Ou à rien pouvoir faire, ou pas comme tu veux. Et au bout d’un moment c’est usant.

Et tout d’un coup la vie, les circonstances ou je sais pas quoi, t’amène juste là où tu dois être. Et tu te sens mieux.

Et tu te dis que plus jamais tu te privera de ça, que maintenant « il suffira de ».

J’ai enfin pu présenté ma créa, en pleine poussée de fièvre mais comme toujours je m’y suis sentie vivre là, sur la scène.
J’ai passée la nuit avec un livre, encore malade mais comme toujours je m’y suis sentie vivre là, avec lui.
Je l’ai fait, encore triste mais comme toujours je m’y suis sentie vivre là, à ce moment là.

The enemy within

Elle m’a accompagnée tant de jours et de nuits. Me coupant du monde extérieur.

Je suis restée tant de fois au lit avec elle. Rien d’autre alors n’existait qu’elle.

Une fois qu’elle est là aucune échappatoire, il n’y en aura que pour elle, je dois tout laissé tombé pour elle et rentrer me cacher avec elle.

Quand elle est là je ne supporte plus la lumière du jour, chaque bruit extérieur est une agression, toutes les odeurs me gênent. Les gens m’insupportent, je voudrais qu’ils se taisent, arrêtent de faire ces gestes brusques et juste disparaissent et me laissent tranquille.

Elle me pourri la vie.

La douleur est si insupportable que le moindre mouvement est une torture. J’ai envie de comprimé ma tête si fort, espérant toucher la douleur et l’expulser. Je coince ma tête entre le mur froid et ma main, un doigt cherchant à s’enfoncer aussi loin que possible dans mon oeil. Celui à travers lequel passe cette barre qui traverse toute ma tête.

De douleur, je ne peux rien faire, et c’est là qu’insidieuse elle attaque. Sans distractions extérieures, seule, exténuée, c’est là que viennent les pensées. Les noires. Celles qu’on chasse vite fait d’habitude et qui là, reviennent plus insistantes que jamais. Et elles ne viennent jamais seules.

On s’endort d’épuisement et on se réveille de douleur et recommence alors le ballet des pensées déprimantes, culpabilisantes, décourageantes.

my curse

my curse

Et puis au bout de 24h, parfois un peu plus, elle décide de partir. Passé le moment d’euphorie et le sentiment de libération, il ne reste qu’un sentiment de temps perdu, de gâchis. J’en ressors déprimée, frustrée, en colère et sans force.
Je lutte contre elle depuis quelque temps déjà. Certains savent, mais la plupart ne comprennent pas. Je ne la souhaiterais pas à mon ennemi. Je ne la souhaite à personne.
Elle vient un peu moins souvent depuis un an et demi. Un jour peut être arriverais-je à la quitter définitivement.

11 oct 2009, 12:32
Photo:
by chaline

2 comments

ici et maintenant

Parfois dans cet amas de vies, un moment clair et précis.
Il est parti, mais pas vraiment.
Je suis satellite, petites planète pourquoi faire système solaire. HORbite.

C’est comme les marées va, ça reviendra.

zone de netteté

zone de netteté

Le passé qui se floute doucement, le futur imprécis, juste cette bande de netteté. Ce présent dans lequel vivre, enfin, avancer, surtout.

Moi j’étais à LensePrintParty et c’était kro bien!!!

Chère Maman, cher Papa,

Merci beaucoup de m’avoir inscrite à la Lense Print Party ! C’était vraiment super chouette !

Lense

EPSON

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