On thin ice
La glace est fine. J’avance prudemment. Un pas à la fois. Je reste concentrée sur le prochain mouvement. La moindre inattention et tout s’effondre sous moi.
Chut. Doucement.
J’avance. Mais un jour à la fois. Trop d’incertitudes, trop de pièges.
Des moments difficiles. J’ai tenu. Autant que je pouvais.
Il y a six ans. Un retour catastrophe, un aller retour vers ce cimetière, de belles paroles prononcées et réaffirmé dans le train vide du retour. Un poids qu’il devait prendre puisqu’il m’aimait, non ? Non. Le poids est resté, je suis partie.
Il y a deux semaines. Un soir pas comme les autres, un appel, ils sont venus. De belles paroles échangées encore. Deux jours dans cette ville, pour elle. Retour, le poids s’est accumulé. Il me pèse, mais je le laisse à l’entrée.
Ce que j’avais oublié c’est que j’en avais un autre, de poids.
Moment d’inattention. La glace se brise. Je m’enfonce dans l’eau glacée. Tout est trop lourd et me noie.
Je remonte, la rive n’est plus très loin et j’ai l’habitude d’avoir froid aux pieds maintenant.
Photo: autoportrait chaussettes high key les autres lui Photo salle de bain texte
by chaline
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Snow White
Il a neigé. Je n’ai plus d’eau.
(Parce qu’il me l’a soufflé)
Ceci est un premier essai de High Key. J’ai eu la chance d’avoir du matos et surtout des flashs avec lesquels m’amuser (merci), avant que l’anti père Noël me les reprenne.
Ce n’était pas ce que j’avais prévu. Étranges moments, étranges réactions, rejet, acceptation. Départ.
Ce(ux) que j’aime est un poids.
Le but était de reprendre des forces. Je m’accorde ces temps. Doucement. Et elles reviennent je ne sais d’où. S’autoriser à se faire du bien et surtout ne rien faire.
Rester au chaud, avec des livres, du thé, un peu de musique. Profiter surtout.
Regarder par la fenêtre, regarder l’hiver et ne pas trop penser à ce qui va suivre.
Il s’est rendu compte que partir était plus facile que de laisser partir. Il s’est rendu compte d’autres choses aussi. Il en avait été protégé, pas moi. Je suis heureuse pour lui, mais si déjà enfant je l’avais senti pourquoi n’ont-ils rien fait contre ? Je sais pourquoi mais c’est là malgré tout.
Je reprends des forces et prépare janvier, je ne laisse pas ces aléas me détourner de mon but. Je lutte contre ces états d’esprits un peu bizarre qui se reflètent chez beaucoup.
Je les voudrais heureux et découvre des coins sombres. Comme elle le dirait ils me font le privilège d’ouvrir leur cave et je ne peux que les écouter et parfois les prendre dans mes bras.
Mais avec tout ça moi j’ai toujours pas d’eau.
Ces matins derrière la vitre
Il y a ces matins.
Ces matins particuliers que l’on prends le temps d’apprécier.
Capter une lumière, une ambiance.
Prendre un appareil et essayer de rendre quelque chose avec ce décor et cette lumière, plutôt que de rester au fond du lit.

Kitchen
Prendre le temps même si on ne l’a pas.

Light3
Profiter du rayon de soleil projeté sur le mur pour faire la photo du WEC de Lense.
Je suis affamée de temps, de moment dont on peut prendre toute l’ampleur.
J’ai besoin de vacances, même si…
Prendre le temps de regarder la neige tomber, un café à la main, au chaud derrière la vitre, saycet en fond sonore.
Going to bed like going to war
Si tu te cogne tout le temps partout. Dans les portes comme dans les gens.
Si tu perds tes mots, oublie des trucs et ne sais plus t’expliquer.
C’est qu’il est temps que t’aille dormir.
On éteints la machine à penser. On recharge les batteries. Et on revient avec moins de bugs. Et si possible avec moins de cernes…

Military
Cette photo date de juin dernier. Je l’ai ressorti à cause de l’impro d’aujourd’hui : le départ à la guerre.
Une petite victoire. Et puis une autre façon d’aborder la chose, qui marche, en fait.
Se dire que ça avance, en être contente et puis ne plus faire assez attention et tomber.
Reprendre au début et savoir que la fatigue n’arrange rien. A fleur de peau. Je ne sais plus expliquer clairement. Tout sort plus fort. Non je ne m’énerve pas.
Oui tout indique que je devrais dormir et pourtant…

