My knight in shining armor

Dans la nuit de samedi à dimanche, je rentre chez moi après une soirée.
Des amis et le taxi me déposent pas très loin de chez moi.
Trop de choses dans la tête et le coeur, besoin de marcher.

Il n’y a personne dans les rues à part cet homme.
Je ne réponds pas à son appel.
Je presse le pas.
Je prends mon téléphone.
Mon cerveau en cet instant essaye de traiter mille informations.
Un instant d’inattention et ce connard en profite. Je hurle et lui balance mon sac dans la gueule.

Je ne suis plus très loin de chez moi, toujours au téléphone je cours.
Je lutte avec la clé, me retourne cent fois pour vérifier qu’il ne m’ait pas suivi.
Je suis chez moi, ferme le verrou, n’allume pas la lumière au cas où …

Plus de peur que de mal.
Toujours au téléphone, ces larmes que je retenais pour d’autres raisons tout à l’heure, coulent. Longtemps.
Je craque.

Je m’endors d’épuisement au téléphone.

Je déteste cette peur, ce sentiment de vulnérabilité. La peur laisse place à la colère le lendemain.

——–

Il faut que ça s’arrête là. Malgré tout ce bonheur, on se fait mal.
Trop cassé tout les deux.

Il est froid et distant, je me force à me blinder.
Il craque et m’efface de sa vie.
Il me porte le coup mortel.

A terre, il ne me reste plus rien.

Que l’instinct de survie.

Je remets mon armure. Rien ne me touchera plus. Je retourne au combat.

Combattre.
Mes émotions, mes sentiments, mes peurs, mes vices, mes lâchetés.
Avancer coûte que coûte.
Tu le regretteras ce coup d’épée.

Se rappeler toujours le froid et le poids de l’arme.
Plus jamais cette faiblesse.