Etat météorologique

Un moineau s’est posé sur le rebord de ma fenêtre.
Il m’a regardé à travers la vitre, nue et mangeant des fraises.
Il a voulu me prévenir de quelque chose, mais il s’est allumé une clope avec des allumettes de cuisine.
Je l’ai rejoints dehors sous la pluie et je lui ai demandé ce qu’il avait dans la tête. Il s’est mis à voler en ouvrant grand les yeux.
Lorsqu’il s’est de nouveau posé, il ne pleuvait plus et il a mis ses lunettes de soleil.
Il m’a donné une bibliothèque en carte postale et a pris de plus en plus de place.
Après c’était l’heure des mojitos et des croissants, j’avais envie de danser dans la rue, mais il passait du michel berger, alors j’ai fait la sieste.
Cela ressemblait à un cauchemar ce rouge, ces sons qui semblaient venir de loin, cette pression étrange, mais en fait c’était doux et extraordinaire.
Alors je me suis assise sur des marches et j’ai pris le moineau entre mes jambes et je lui ai dit que ça serait bien qu’il revienne quand je n’aurais pas regardé les trains partir.

Maintenant il y a un trou dans mes livres et je n’ai jamais fini mon assiette.

L’autre nuit j’ai rêvé qu’un arbre poussait dans mon frigo.

Doucement


Chut ...

Etrange inconnu, qui ne m’est pas étranger.

Chut !
Laisse moi écouter tes silences.
Ici ça parle trop. Dedans, dehors.
Laisse moi me bercer des bruits de ta nuit.
Endors nos peurs doucement.

Tu te rapproche doucement et il ne reste entre nous qu’un instant …

Bonjour toi !


Bonjour

Un « Bonjour » murmuré au creux de l’oreille.
Un corps qui se rapproche.
Ne pas ouvrir les yeux.
Le nez dans les cheveux. Des baisers dans la nuque.
Un corps qui s’emboite, enlace, pénètre.
Un bonjour simple, doux, banal. Juste un moment …

Bonjour

My knight in shining armor

Dans la nuit de samedi à dimanche, je rentre chez moi après une soirée.
Des amis et le taxi me déposent pas très loin de chez moi.
Trop de choses dans la tête et le coeur, besoin de marcher.

Il n’y a personne dans les rues à part cet homme.
Je ne réponds pas à son appel.
Je presse le pas.
Je prends mon téléphone.
Mon cerveau en cet instant essaye de traiter mille informations.
Un instant d’inattention et ce connard en profite. Je hurle et lui balance mon sac dans la gueule.

Je ne suis plus très loin de chez moi, toujours au téléphone je cours.
Je lutte avec la clé, me retourne cent fois pour vérifier qu’il ne m’ait pas suivi.
Je suis chez moi, ferme le verrou, n’allume pas la lumière au cas où …

Plus de peur que de mal.
Toujours au téléphone, ces larmes que je retenais pour d’autres raisons tout à l’heure, coulent. Longtemps.
Je craque.

Je m’endors d’épuisement au téléphone.

Je déteste cette peur, ce sentiment de vulnérabilité. La peur laisse place à la colère le lendemain.

——–

Il faut que ça s’arrête là. Malgré tout ce bonheur, on se fait mal.
Trop cassé tout les deux.

Il est froid et distant, je me force à me blinder.
Il craque et m’efface de sa vie.
Il me porte le coup mortel.

A terre, il ne me reste plus rien.

Que l’instinct de survie.

Je remets mon armure. Rien ne me touchera plus. Je retourne au combat.

Combattre.
Mes émotions, mes sentiments, mes peurs, mes vices, mes lâchetés.
Avancer coûte que coûte.
Tu le regretteras ce coup d’épée.

Se rappeler toujours le froid et le poids de l’arme.
Plus jamais cette faiblesse.

Bittersweet

There’s two sides of me.

Mais aucune des deux ne sait faire simple.
Au debut ça allait et puis les rêves sont apparus.
Des rêves que je croyais ne plus faire depuis longtemps.
Des cauchemars aussi. Et tu n’y es pas gentil.

Le mauvais côté, je le tiens à l’oeil. C’est un animal dangereux et sauvage, je ne peux pas l’empêcher de tourner en rond dans sa cage. Je ne peux pas l’empêcher de rugir, de sortir les griffes et de tenter de s’échapper.
Je ne peux que le tenir au bout d’une laisse et l’empêcher de faire trop de dégâts.
Et pourtant il voulait sortir et ronronner.

Je veux plus … ou moins … ou autre chose …
Il faut que je sorte de moi-même.

And as a wise man once said : « You have to have fun, girl! »

Le succès est en marche pour 2011 !

Une très bonne année 2011 à tous !


Cette année commence fort ! Avec des gens (pleins), des projets, des remises en question, des crises de larmes et de rire.
La disparition (momentanée) de mes abdos au moment de faire cette photo (merci à Thomas de m’avoir assuré et à Rémi d’avoir assuré). (Et merci à mon nouveau gourou en bas couture !)
Des bonnes résolutions dures à tenir.
De bonnes bonnes résolutions.

Les années impaires sont toujours bonnes pour moi, alors babe, take a walk on the wild side !

girls say
Doo do doo do doo do do doo

P.S. : Oui

Pandiculation

Un petit essai comme ça.
(Filmé depuis un petit moment en fait, mais maintenant que j’ai mon ordi chéri, j’ai enfin pu le terminer !)

Envie de mouvements, de douceur et se taire.

Maitriser ses outils.
Apprivoiser le corps.
S’entêter.

Je ne lui ressemble pas.

Skins

Libre de … Libre pour …
Libre tout court.



Cela fait longtemps pourtant qu’elle est partie. Sans un au revoir. C’était son genre oui.
Il y avait cet appartement vide. Sans indices et dévasté. Comme après la tempête. Comme tu nous avais laissé. Comme tu m’as laissé.
Juste des larmes qui ont coulé. Doucement. Étrangement.
Elle n’a su aimer que lui. Les autres, elle n’a jamais su comment.
Martine, des timbres, un drôle de truc en bronze, deux chandeliers, une poupée russe… Et, parait-il, une ressemblance.

Comme un signe que tu ne m’as jamais donné de le faire, oui. Tu es sur la bonne piste.

deux en un

Humilité + Exigence = Shampoing
Voilà en substance ce que j’aurais retenu de cette année.

Enfin du temps pour moi. Du temps où l’on s’ennuie juste assez.

Ah oui et puis pas mal de bonheur dans tout ça …

Démêlage

It’s been a while.

Démêle

Assise devant la glace. La brosse dans une main.
Je regarde ce miroir mais n’y vois rien.
J’exécute ce geste machinal.
Les cheveux emmêlés et mouillés passent par les dents de la brosse.
Trop de nœuds.
La brosse reste coincée dans cet amas de cheveux.
Ça tire. Me sortant de cette contemplation vide du miroir.
Défaire les nœuds.
Un par un.
Avoir envie de jeter la brosse, de laisser tomber.
N’en rien faire et tirer plus fort.
Aïe.


Cela fait plus d’un mois que je n’ai rien posté. Et pourtant beaucoup de photos, de textes et d’idées. Mais …
J’étais très occupé par les photos des auditions et ensuite je me suis prise quelques vacances.
Depuis que je suis rentrée j’ai, à la fois, plus et moins de places. Plus et moins de démons.
Et puis surtout mes priorités ont changé.

J’aimerais avoir les outils qu’il me faut pour faire mes petites réalisations perso. Ce ne sera malheureusement pas pour tout de suite. Alors, je me concentre sur les cours.

Appelez-moi : Arkadina, Dorimène, Flora, Titania, Gwendoline, Elle, La dame élégante …