My knight in shining armor
Dans la nuit de samedi à dimanche, je rentre chez moi après une soirée.
Des amis et le taxi me déposent pas très loin de chez moi.
Trop de choses dans la tête et le coeur, besoin de marcher.
Il n’y a personne dans les rues à part cet homme.
Je ne réponds pas à son appel.
Je presse le pas.
Je prends mon téléphone.
Mon cerveau en cet instant essaye de traiter mille informations.
Un instant d’inattention et ce connard en profite. Je hurle et lui balance mon sac dans la gueule.
Je ne suis plus très loin de chez moi, toujours au téléphone je cours.
Je lutte avec la clé, me retourne cent fois pour vérifier qu’il ne m’ait pas suivi.
Je suis chez moi, ferme le verrou, n’allume pas la lumière au cas où …
Plus de peur que de mal.
Toujours au téléphone, ces larmes que je retenais pour d’autres raisons tout à l’heure, coulent. Longtemps.
Je craque.
Je m’endors d’épuisement au téléphone.
Je déteste cette peur, ce sentiment de vulnérabilité. La peur laisse place à la colère le lendemain.
——–
Il faut que ça s’arrête là. Malgré tout ce bonheur, on se fait mal.
Trop cassé tout les deux.
Il est froid et distant, je me force à me blinder.
Il craque et m’efface de sa vie.
Il me porte le coup mortel.
A terre, il ne me reste plus rien.
Que l’instinct de survie.
Je remets mon armure. Rien ne me touchera plus. Je retourne au combat.
Combattre.
Mes émotions, mes sentiments, mes peurs, mes vices, mes lâchetés.
Avancer coûte que coûte.
Tu le regretteras ce coup d’épée.
Se rappeler toujours le froid et le poids de l’arme.
Plus jamais cette faiblesse.
Tendre vers
They say Big Boys don’t cry.
« Dis-moi au revoir, Charlotte. » A-t-il ordonné.
« Au revoir Charlotte. »
Bonjour. Au revoir. Adieu. Toc-toc c’est moi.
Envie d’écrire de nouveau.
« Écris-moi cette histoire ! »
Beaucoup de questions, sur le masculin et le féminin entre autre. Les rôles surtout. Ceux qu’on s’impose, ceux qui changent, voire qui s’échangent.
Des adjectifs à redistribuer, des noms invariables, des verbes intransigeants.
Et comme toujours d’une phrase, tout devient transparent.
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by chaline
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Effleurement.
Se retrouver seule face à soi-même. Par choix.
Un moment tranquille dans l’oeil du cyclone.
Ne pas nous faire mal. Malgré cette fragilité. A fleur de peau. Un effleurement et je tombe.
J’envie ta carapace.
J’y crois.
Et moi plus lentement je la referme.
Pour le reste je n’y comprends plus rien. Mes envies assourdies. Le temps.
Mais à ce moment-là. J’y étais. Et c’est tout ce qui compte.
tell me
Je voudrais que tu me prenne dans tes bras et que tu me dise que tout va bien.
Et surtout je voudrais te croire.
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by chaline
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Compte à rebours
Je sais l’heure et le moment.
Le temps impassible défile.
J’aurais voulu les retenir ces minutes, ces secondes. Ces instants.
Vite, construire les derniers souvenirs, profiter des derniers moments. Vivre pleinement ce qu’il reste. Ne rien oublier, graver à jamais chaque instant, chaque parole, chaque geste, chaque …
Demain arrive toujours trop tôt.
Je ne veux pas dormir et je ne veux pas que demain arrive.
Demain il sera bien temps pour le manque.
C’est la fin des vacances, c’est la fin.
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by chaline
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chut…
Se taire.

Parfois je voudrais juste savoir me taire. Etre comprise sans un mot et surtout ne pas dire le mot de trop.
Mais pourquoi sont-ils sortis ces mots que je ne voulais pas dire?
Je suis désolé mais je voudrais reprendre ces paroles s’il te plait.
Tu n’as pas vu les mots cachés sous les autres et tu n’as pas compris.
J’aurais voulu ne pas trop lui en dire, ne pas lui dire ce qui l’autorise.
J’aurais voulu ne pas lui dire ces mots trop durs, ces mots qui augmente la distance.
Il me demande de parler, de me livrer, d’ouvrir les vannes et de laisser ce flot de paroles me dénuder plus encore. Alors j’essaye de ranger ces mots dans l’ordre, de les laisser sortir tranquillement pour qu’ils ne fasse pas trop de dégâts. Je m’imagine les conversations à l’avance. Il y a mille dialogues dans ma tête pour décider quoi dire quand à qui. Et jamais rien ne sors comme je l’aurais voulu.
Mais ses lèvres contre les miennes et les petites voix dans ma tête se taisent enfin. Et il n’y a plus rien à dire.
Sauf peut-être vous souhaiter une très bonne nouvelle année. Que 2010 soit l’occasion de beaucoup de belles choses.
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by chaline
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Snow White
Il a neigé. Je n’ai plus d’eau.
(Parce qu’il me l’a soufflé)
Ceci est un premier essai de High Key. J’ai eu la chance d’avoir du matos et surtout des flashs avec lesquels m’amuser (merci), avant que l’anti père Noël me les reprenne.
Ce n’était pas ce que j’avais prévu. Étranges moments, étranges réactions, rejet, acceptation. Départ.
Ce(ux) que j’aime est un poids.
Le but était de reprendre des forces. Je m’accorde ces temps. Doucement. Et elles reviennent je ne sais d’où. S’autoriser à se faire du bien et surtout ne rien faire.
Rester au chaud, avec des livres, du thé, un peu de musique. Profiter surtout.
Regarder par la fenêtre, regarder l’hiver et ne pas trop penser à ce qui va suivre.
Il s’est rendu compte que partir était plus facile que de laisser partir. Il s’est rendu compte d’autres choses aussi. Il en avait été protégé, pas moi. Je suis heureuse pour lui, mais si déjà enfant je l’avais senti pourquoi n’ont-ils rien fait contre ? Je sais pourquoi mais c’est là malgré tout.
Je reprends des forces et prépare janvier, je ne laisse pas ces aléas me détourner de mon but. Je lutte contre ces états d’esprits un peu bizarre qui se reflètent chez beaucoup.
Je les voudrais heureux et découvre des coins sombres. Comme elle le dirait ils me font le privilège d’ouvrir leur cave et je ne peux que les écouter et parfois les prendre dans mes bras.
Mais avec tout ça moi j’ai toujours pas d’eau.
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by chaline
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Solitude
Je connaissais le stress de monter sur scène. Je sais le gérer.
Je ne connaissais pas celui de présenter son propre texte.
De n’être pas seulement actrice mais également auteur.
Alors voilà la vidéo de ma créa:
Un grand merci à Samir, Marinelly, Caroline, Coralie, Emma, Antoine et Jean-Daniel.
Merci à Elles, à eux et à lui.
Healing
C’est fou comme parfois on a du mal à se faire du bien.
J’en avais parlé un matin d’été dans un jardin, un lendemain de fête. Tu le sais pourtant que contre ton problème là, il « suffit de ».
Mais non… tu attends que « ça passe tout seul », tout en sachant que tu t’en voudra de pas l’avoir fait à temps.

écume
La vie échappe un peu à ton contrôle. Tu veux faire des choses bien précises et tu te retrouve à courir après le temps. Ou à rien pouvoir faire, ou pas comme tu veux. Et au bout d’un moment c’est usant.
Et tout d’un coup la vie, les circonstances ou je sais pas quoi, t’amène juste là où tu dois être. Et tu te sens mieux.
Et tu te dis que plus jamais tu te privera de ça, que maintenant « il suffira de ».
J’ai enfin pu présenté ma créa, en pleine poussée de fièvre mais comme toujours je m’y suis sentie vivre là, sur la scène.
J’ai passée la nuit avec un livre, encore malade mais comme toujours je m’y suis sentie vivre là, avec lui.
Je l’ai fait, encore triste mais comme toujours je m’y suis sentie vivre là, à ce moment là.







